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« LES GILETS JAUNES, L’IMPULSION D’UNE RÉVOLUTION SOCIALE À LA RÉUNION »

ARTICLE PARU SUR LE SITE TIKREOL

Bonjour,

Nous vous contactons aujourd’hui le 22 novembre 2018 depuis l’île de la Réunion. La population Réunionnaise vit actuellement une profonde crise sociale et il nous tient à cœur de faire entendre notre voix. Nous sommes interpellés par bon nombre de Réunionnais expatriés en manque d’information et nous souhaitons leur donner une perspective différente de celle des médias nationaux.

Depuis le samedi 17 novembre 2018, le mouvement national des gilets jaunes a été suivi massivement à La Réunion avec une trentaine de barrages aux quatre coins de l’île. Le point de départ de ce mouvement est la « taxe carburant ». C’est l’élément déclencheur des manifestations et révoltes qui ont suivies.

La Réunion est le département où les inégalités de richesses sont les plus prononcées. Le taux de chômage est de près de 30 % soit plus de trois fois la moyenne nationale (9%). Chez les moins de 25 ans, on dénombre près de 50 % de demandeurs d’emploi.

Le coût de la vie est ici très élevé, 40.4 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté pour une moyenne nationale de 14.2 % (Données issues des statistiques de l’INSEE jointes en annexe).

Autre signe particulier, l’économie est dynamique mais le taux de chômage augmente chez les réunionnais car l’emploi profite à des travailleurs venus de France métropolitaine qui jouissent d’un meilleur taux d’employabilité et de meilleurs salaires. A La Réunion il y a bien deux mondes.

Bon nombre de jeunes diplômés ne parviennent pas à trouver de poste à responsabilité sur l’île et sont contraints à la mobilité. Cette mobilité est d’ailleurs l’une des seules solutions proposées par l’appareil politique local, les publicités du CNARM (Comité National d’Accueil et d’actions pour les Réunionnais en Mobilité) fleurissent dans les rues de l’île et promettent un avenir pour les Réunionnais… hors de l’île. Il y a ceux que l’on pousse vers l’exil, il y a ceux que l’on attire vers les îles.

En parallèle, il subsiste une jeunesse sans repères, en échec scolaire, en manque total de perspective d’avenir et spectatrice de l’activité économique de l’île et parquée dans des habitats inadaptés. A la Réunion il y a les abonnés aux minimas sociaux, logements sociaux et ceux qui deviennent propriétaires d’un bout de paradis tropical.

C’est dans ce contexte que les Réunionnais ont décidé de descendre dans la rue. On dénombre chaque jour une trentaine de barrages sur l’ensemble de l’île. Écoles, commerces et administrations sont fermés. On retrouve sur chaque barrage des centaines de personnes issues de toutes classes sociales ; mères et pères de familles, retraités, jeunes actifs ou demandeurs d’emploi, chefs d’entreprises… Les revendications bien que diverses et variées s’axent autour d’une remise en question du modèle de développement actuel : modèle économique, modèle énergétique, modèle alimentaire, modèle d’éducation. Au cours de la journée les barrages sont filtrants et pacifiques ; ambulances, pompiers, personnels médicaux et personnes avec enfants sont remontés dans les files afin de ne pas être bloqués.

Bien que le mouvement soit calme pendant la journée, il est vrai qu’au cours de la nuit, une jeunesse oubliée fait entendre sa colère, les rues sont alors le théâtre de pillages, casses et départ de feux. Les principales cibles de cette jeunesse sont les symboles de la surconsommation et de l’institution : Concessionnaires automobiles, centres commerciaux, mairies, hôtel de région.

La réponse des services de l’Etat est jusqu’à présent la suivante : d’une part le silence d’une grande partie des élus locaux et d’autre part la fermeté de la préfecture. Une délégation provenant des différents barrages s’est rendue à la préfecture le mardi 20 et le mercredi 21 novembre 2018. Le préfet n’a pas souhaité rencontrer cette délégation en personne. Face à ce manque de considération, la discussion n’a pas eu lieu et le mouvement continue. Au lieu de venir à la rencontre de la population, la préfecture répond par la violence en demandant le renfort de CRS provenant de Mayotte et de Strasbourg. Un couvre-feu a aussi été déclaré de 21h à 6h du matin pour 12 des 24 communes de l’île.

Face à cette provocation, la nuit devient alors de plus en plus violente et de nombreux blessés sont à dénombrer. Les informations relayées par la préfecture sur le nombre de blessés du côté des gendarmes et policiers sont abondantes mais on ne trouve rien dans la presse sur la situation du côté des manifestants alors que de nombreux barrages ont été forcés, l’emploi fréquent de gaz lacrymogènes de jour comme de nuit et l’arrivée récente de canons à eau.

Le 21 novembre 2018 à l’Assemblé Nationale, Madame la ministre des Outre-mer Annick Girardin, en réponse au député Michel Larive, a confirmé que la seule réponse de l’Etat sera la fermeté, ses mots sont les suivants : “Ces bandes de jeunes, face à eux, c’est la fermeté”. Cette réponse à la situation nous paraît inadaptée et erronée. Cette violence n’est que la conséquence d’un système inégalitaire, inadapté au besoin des Réunionnais, orienté vers une accumulation des richesses dirigée, une dépendance énergétique et alimentaire.

N’oublions pas que ces jeunes montrés du doigt aujourd’hui seront les adultes de demain et ne devraient en aucun cas être les ennemis désignés. Si nous ne soutenons bien évidemment pas la violence, il faut cependant savoir en analyser les causes et y trouver des solutions adaptées.

La plupart des médias nationaux relaient principalement l’information concernant les pillages et casses alors qu’une grande majorité de la population souhaite être entendue et demande que ses souffrances soient comprises et qu’un pas sincère, honnête et direct soit fait vers elle.

A cette lettre nous vous joignons les statistiques de l’INSEE, liens vers des sites d’informations locales et plusieurs images et vidéos.

LES REUNIONNAIS MOBILISÉS POUR L’AVENIR DE LEUR PAYS

« Chaque génération doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir »
Frantz Fanon

Statistiques INSEE, Pauvreté et chomage.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3567996

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2412290

Article d’ImazPress Réunion :

http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2018/11/20/moment-historique-moment-historique,94001.html

Article de Réunion la 1ère:

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/pourquoi-ce-mouvement-est-il-historique-reunion-652487.html


#NousToutes ET #NousAussi, ENSEMBLE LE 24 NOVEMBRE 2018 !

A Marseille comme dans de nombreuses villes en France, le collectif NousToutes13 organise une marche contre les violences sexistes et sexuelles. Le rassemblement se fera sur le cours d’Estienne Dorves à 14h30. Au niveau national, un regroupement de collectifs et associations ont créé le mouvement #NousAussi appelant à prendre la tête de la marche du 24 novembre. Voici leur appel.

Nous Aussi

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le mouvement Nous Toutes organise une marche le 24 novembre prochain afin d’en finir avec les violences sexuelles et sexistes.

Nous appelons à rejoindre cette marche, et à nous organiser activement afin d’en faire une réussite. Les conditions de cette réussite ne seront cependant pas réunies si au prétexte de lutter contre « toutes les violences sexistes et sexuelles », celles qui sont au premier rang de ces violences ne sont pas mises au centre de cette marche. Nous ne savons que trop bien à quel point notre effacement des luttes féministes perpétue notre isolement et ces violences. Avec « nous toutes », nous voulons pouvoir dire « nous aussi ».

En disant « nous aussi », nous voulons faire entendre les voix de celles pour qui les violences sexistes et sexuelles sont une expérience inséparable du racisme, du validisme, de la précarité, qui définissent nos quotidiens : les violences sexuelles que nous subissons sont souvent pour nous l’aboutissement de notre domination matérielle, économique et sociale dans chacun des aspects de nos vies, que ce soit au travail, à la fac, dans la rue, à la maison ou face à des policiers.

En disant « nous aussi », nous affirmons que le contexte actuel est marqué par l’expression quotidienne du racisme, notamment de l’islamophobie et de la négrophobie. La lutte contre les violences faites aux femmes ne peut passer que par une lutte radicale contre le harcèlement politique et médiatique, ainsi que contre les discriminations légales qui visent en particulier les femmes musulmanes et viennent justifier les violences qu’elles subissent. Nous dénonçons les discours de certains politiques et médias qui s’acharnent à vouloir attribuer le monopole des violences sexistes aux « Autres » et notamment aux hommes immigrés, musulmans et des quartiers populaires. La France et ses institutions n’ont de leçon à donner à personne en la matière.

En disant « nous aussi », nous nous positionnons fermement contre les politiques répressives et racistes qui visent en premier lieu les femmes migrantes, sans-papiers, étrangères.

En disant « nous aussi », nous nous assurons que les luttes des travailleuses du sexe soient parties prenantes des luttes féministes, et dénonçons à leurs côtés le harcèlement policier dont elles font l’objet et qui favorise les violences quotidiennes auxquelles elles doivent faire face.

En disant « nous aussi », nous voulons également lutter contre toutes les violences que subissent les personnes trans et intersexes, y compris celles des institutions médicales ou judiciaires qui continuent d’exercer un contrôle sur leurs existences et qui les enferment dans la précarité. Nous voulons également lutter contre les violences que subissent les lesbiennes, cis ou trans, qui par leur simple existence sont vues comme une menace au schéma « un papa-une maman » garanti et maintenu par le système hétérosexiste.

En disant « nous aussi », nous entendons lutter contre les violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes grosses, constamment déshumanisées, notamment par les institutions médicales.

En disant « nous aussi », nous nous opposons aux politiques libérales appliquées par les gouvernements successifs qui nous privent peu à peu des services et des ressources nécessaires à notre vie quotidienne. Ces politiques d’austérité pèsent particulièrement sur les vies des femmes précaires, SDF, handicapées, ou devant fuir le foyer conjugal, qui se retrouvent d’autant plus vulnérables face aux violences.

En disant « nous aussi », nous voulons exprimer notre solidarité avec toutes les femmes incarcérées, y compris celles détenues pour s’être défendues face à ces violences. Il est pour nous indispensable de rappeler que l’institution carcérale constitue une menace pour bon nombre d’entre nous en raison de nos moyens de survie, notre classe, notre race, et que nous refusons de glorifier la prison comme unique réponse aux violences sexuelles et sexistes.

Nous affirmons également que ces violences ne seront pas éradiquées par de seules actions de pédagogie reposant sur les bonnes volontés individuelles. Lutter contre les violences sexistes et sexuelles, c’est construire un véritable rapport de force vis-à-vis des institutions qui font de nous des cibles pour nos harceleurs, nos agresseurs, nos violeurs, et nos assassins, que ceux-ci soient des inconnus ou des « proches », nos patrons ou nos partenaires.

Pour un 24 novembre politique contre les violences sexuelles et sexistes, Nous Aussi, organisons-nous et marchons !

Les associations signataires !!!!


FESTIVAL PARAPONERA – OUTRAGE COLLECTIF GENÈVE

UN IMMENSE ET INTENSE MERCI À LA TEAM D’OUTRAGE COLLECTIF
POUR AVOIR ORGANISÉ CE FESTIVAL !!!
C’ÉTAIT MERVEILLEUX !
VIVEMENT LE PROCHAIN ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

ALORS UN PETIT RÉSUMÉ EN IMAGES DU FANTASTIQUE PARAPONERA FESTIVAL, QUI S'EST DÉROULÉ À GENÈVE DU 5 AU 11 NOVEMBRE 2018.

Y'AVAIT ÉNORMÉMENT DE ÇA

ET BEAUCOUP DE CECI

CELLES-CI NE MANQUAIENT PAS À L’APPEL

AVEC TOUS CES ATELIERS DE BOXE ET DE RELAXATION, J’AVAIS ENCORE DE L’ÉNERGIE POUR FAIRE DU TRAMPOLINE

ET ON A EU DU RAB DE CECI BIEN COMME IL FAUT

IL MANQUAIT RIEN QUOI AH AH AH

JE ME SENTAIS PLUTÔT COMME CECI

ET À L’IDÉE DU PROCHAIN FESTIVAL, JE SUIS DÉJÀ COMME ÇA !!!


LA SANTÉ N’EST PAS UNE MARCHANDISE

UN GRAND MERCI À L’ÉQUIPE DES SOIGNANT·E·S DU CHU DE TOULOUSE POUR CES VIDÉOS !!!!
QUELLE DOUCEUR ET QUE DE BAUME AU COEUR D’ENTENDRE ÉNONCER QUELQUES BASES
DE LA SÉCURITÉ SOCIALE !!!
GRAND MERCI !!!
ET MANU, VA FALLOIR DESCENDRE HEIN *SMILEY COUP DE PIED DANS L’ÉCHELLE*

COMME JE SUIS FAN, MA VIDÉO PRÉFÉRÉE D’ABORD…

…ET PUIS MA VIDÉO PRÉFÉRÉE ENSUITE !!!

HEY MANU :

« LA SANTÉ N’EST PAS UNE MARCHANDISE MAIS UN DROIT.
LES USAGER·E·S NE SONT PAS DES CLIENT·E·S.
CHACUN COTISE SELON SES MOYENS ET REÇOIT SELON SES BESOINS. »
AMBROISE CROIZAT – FONDATEUR DE LA SÉCURITÉ SOCIALE


ÇA FAIT TOUJOURS DU BIEN

LES PREMIERS CLIPS DE GROS COLON
TROP COURT, MAIS TRÈS BON, MIAM

POUR TÉLÉCHARGER GRATUITEMENT L’EXCELLENT ET ADDICTIF DOUZE TITRES DE GROS COLON,
C’EST PAR ICI

#PetraPiedDeBicheFaitDeLaPubAuxColonsCestLouche
#YaUneExplicationOuQuoi
#SiTuVeuxSavoirVasÉcouterEtDeviensFanDeGrosColonAussi
#MacronVaMourir


LA GÉOGRAPHIE, UNE SCIENCE EXACTE ?

BONJOUR !

EN CE MOMENT, JE LIS ÇA,
UN GRAND MERCI À CASES REBELLES POUR CE LIVRE.

ET SINON, LE FILM D’AMANDINE GAY « OUVRIR LA VOIX » SORT LE 11 OCTOBRE :
IL S’AGIT D’UN FILM DOCUMENTAIRE SUR LES FEMMES AFRO-DESCENDANTES NOIRES D’EUROPE FRANCOPHONE.

UNE PETITE MISE EN BOUCHE EN VIDÉO, JE CROIS QUE LA SCÈNE SUIVANTE FAIT PARTIE DES SCÈNES COUPÉES,
POUR CELLEUX QUI DÉTESTENT LES SPOILERS, ÇA DONNE UNE IDÉE DE L’AMBIANCE SANS DÉVOILER LE FILM

ET SINON AU FAIT, LOSQU’UN OURAGAN DÉVASTE UNE ÎLE, UNE RÉGION, DES VILLAGES…
C’EST UNE CATASTROPHE.
LORSQU’IL Y A UNE CATASTROPHE, ON POURRAIT LOGIQUEMENT CROIRE QU’IL FAUT PORTER SECOURS
EN PRIORITÉ AUX PERSONNES VICTIMES DU FLÉAU ET QUI SE RETROUVENT DANS UN DÉNUEMENT
TOTAL.
POURTANT……..
……..

AAAAAAH CHEEEEER PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE fRANÇAISE…

… ET SI TU PARTAIS EN VACANCES AVEC TA « LOI TRAVAIL » ET TES AMI·E·S MILLIARDAIRES ?

ALLEZ DONC PIQUER UNE TÊTE …

… SUR L’ÎLE DE GUYANE !!!

ET COMME M6 ET MACRON AIMENT VRAIMENT RIRE ET PAS TROP SE PRENDRE LA TÊTE AVEC DES TRUCS RINGARDS COMME
REGARDER UNE CARTE AVANT DE PARLER GÉOGRAPHIE OU ARRÊTER DE PRENDRE LES GEN·TE·S POUR DES IMBÉCILES,
JE VAIS MOI AUSSI FAIRE PREUVE D’UNE CERTAINE INSOUCIANCE À LA FIN DE CES QUELQUES LIGNES.
RASSUREZ-VOUS, JE NE COMPTE M’IMPLIQUER DANS AUCUNE AFFAIRE DE SCIENCES HUMAINES, DE MÉPRIS OU DE RACISME,
JE LAISSE ÇA AUX PROFESSIONNELS, LE MÉTIER ÇA NE S’INVENTE PAS !!!
C’EST EN TOUTE HUMILITÉ ET DANS UN TOUT AUTRE REGISTRE, QUE JE M’APPRÊTE À PRODUIRE ICI ET MAINTENANT
CE QUI SE FAIT DE MIEUX EN MATIÈRE D’HUMOUR INTELLECTUEL…
😉

ALLEZ, J’ARRÊTE 😉