politique

IMMIGRATION, FRONTIÈRES ET RESPONSABILITÉS POLITIQUES

UN LIEN VERS L’ARTICLE D’OLIVIER CYRAN INTITULÉ : DU BON USAGE DES BARBELÉS

L’INTRODUCTION DE L’AUTEUR :

Dans une récente interview à la revue Ballast, le philosophe et économiste Frédéric Lordon aborde la question des violences infligées aux migrantes et aux migrants en concluant qu’il est illusoire de lutter pour la liberté de circulation. Lui plaide pour des frontières « plus intelligentes ». Au passage, il met en cause le journaliste indépendant Olivier Cyran, accusé de tenir sur le sujet des positions déraisonnables. Dans un contexte de forte mobilisation sociale et de vive confusion politique, ce dernier se saisit de cette perche pour questionner le rapport de la gauche aux frontières et la stratégie périlleuse de sa principale composante, la France insoumise.

J’ÉCRIS DÉJÀ EN MAJUSCULES, J’INSISTE POURTANT POUR DIRE QUE C’EST UN SUPER ARTICLE, CLAIR, DOCUMENTÉ.

POUR LES CURIEUREUSES, POUR LES RAGEUSEURS, CELLEUX QUI N’ONT PAS FROID AUX YEUX OU AUTRES ADEPTES DÉSOEUVRÉ·ES DE JACKASS,
UN LIEN DE L’ENTRETIEN DONNÉ À LA REVUE BALLAST PAR LORDON
ATTENTION, LE ROUGE-BRUN PURULENT N’EST JAMAIS TRÈS AGRÉABLE À LIRE, MAIS ÇA RESTE UN BON ÉTAT DES LIEUX
DES POSITIONNEMENTS D’UNE CERTAINE GAUCHE FACE À L’IMMIGRATION ET À L’EXIL…

IL Y A TELLEMENT DE CHOSES DONT JE N’AI PAS LE TEMPS DE PARLER, QUE JE N’AI PAS LE TEMPS DE RELAYER SUR CE BLOG ;
RASSUREZ-VOUS, JE NE COMMENCE PAS À CONSACRER DU TEMPS À DES CHAMAILLERIES STÉRILES ENTRE JOURNALEUREUSES, ÉDITOCRATES,
POLITIQUES ET AUTRES PERSONNES AYANT LA POSSIBILITÉ DE SE FAIRE TENIR LE CRACHOIR DANS TOUS LES MÉDIAS DOMINANTS.

JE PENSE QUE CE QUI SE DIT DANS CES ARTICLES EXPRIME CE QUI SE JOUE AUJOURD’HUI EN fRANCE ET EN EUROPE AUTOUR DE LA QUESTION
DE L’EXIL, DE L’IMMIGRATION, DES POLITIQUES ABOMINALBLES QUI SONT MENÉES, DES MOYENS ET DES VOLONTÉS DE LUTTER CONTRE CES POLITIQUES.

N’HÉSITEZ PAS À PASSER LIRE L’ARTICLE D’OLIVIER CYRAN INTITULÉ : DU BON USAGE DES BARBELÉS


« LES GILETS JAUNES, L’IMPULSION D’UNE RÉVOLUTION SOCIALE À LA RÉUNION »

ARTICLE PARU SUR LE SITE TIKREOL

Bonjour,

Nous vous contactons aujourd’hui le 22 novembre 2018 depuis l’île de la Réunion. La population Réunionnaise vit actuellement une profonde crise sociale et il nous tient à cœur de faire entendre notre voix. Nous sommes interpellés par bon nombre de Réunionnais expatriés en manque d’information et nous souhaitons leur donner une perspective différente de celle des médias nationaux.

Depuis le samedi 17 novembre 2018, le mouvement national des gilets jaunes a été suivi massivement à La Réunion avec une trentaine de barrages aux quatre coins de l’île. Le point de départ de ce mouvement est la « taxe carburant ». C’est l’élément déclencheur des manifestations et révoltes qui ont suivies.

La Réunion est le département où les inégalités de richesses sont les plus prononcées. Le taux de chômage est de près de 30 % soit plus de trois fois la moyenne nationale (9%). Chez les moins de 25 ans, on dénombre près de 50 % de demandeurs d’emploi.

Le coût de la vie est ici très élevé, 40.4 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté pour une moyenne nationale de 14.2 % (Données issues des statistiques de l’INSEE jointes en annexe).

Autre signe particulier, l’économie est dynamique mais le taux de chômage augmente chez les réunionnais car l’emploi profite à des travailleurs venus de France métropolitaine qui jouissent d’un meilleur taux d’employabilité et de meilleurs salaires. A La Réunion il y a bien deux mondes.

Bon nombre de jeunes diplômés ne parviennent pas à trouver de poste à responsabilité sur l’île et sont contraints à la mobilité. Cette mobilité est d’ailleurs l’une des seules solutions proposées par l’appareil politique local, les publicités du CNARM (Comité National d’Accueil et d’actions pour les Réunionnais en Mobilité) fleurissent dans les rues de l’île et promettent un avenir pour les Réunionnais… hors de l’île. Il y a ceux que l’on pousse vers l’exil, il y a ceux que l’on attire vers les îles.

En parallèle, il subsiste une jeunesse sans repères, en échec scolaire, en manque total de perspective d’avenir et spectatrice de l’activité économique de l’île et parquée dans des habitats inadaptés. A la Réunion il y a les abonnés aux minimas sociaux, logements sociaux et ceux qui deviennent propriétaires d’un bout de paradis tropical.

C’est dans ce contexte que les Réunionnais ont décidé de descendre dans la rue. On dénombre chaque jour une trentaine de barrages sur l’ensemble de l’île. Écoles, commerces et administrations sont fermés. On retrouve sur chaque barrage des centaines de personnes issues de toutes classes sociales ; mères et pères de familles, retraités, jeunes actifs ou demandeurs d’emploi, chefs d’entreprises… Les revendications bien que diverses et variées s’axent autour d’une remise en question du modèle de développement actuel : modèle économique, modèle énergétique, modèle alimentaire, modèle d’éducation. Au cours de la journée les barrages sont filtrants et pacifiques ; ambulances, pompiers, personnels médicaux et personnes avec enfants sont remontés dans les files afin de ne pas être bloqués.

Bien que le mouvement soit calme pendant la journée, il est vrai qu’au cours de la nuit, une jeunesse oubliée fait entendre sa colère, les rues sont alors le théâtre de pillages, casses et départ de feux. Les principales cibles de cette jeunesse sont les symboles de la surconsommation et de l’institution : Concessionnaires automobiles, centres commerciaux, mairies, hôtel de région.

La réponse des services de l’Etat est jusqu’à présent la suivante : d’une part le silence d’une grande partie des élus locaux et d’autre part la fermeté de la préfecture. Une délégation provenant des différents barrages s’est rendue à la préfecture le mardi 20 et le mercredi 21 novembre 2018. Le préfet n’a pas souhaité rencontrer cette délégation en personne. Face à ce manque de considération, la discussion n’a pas eu lieu et le mouvement continue. Au lieu de venir à la rencontre de la population, la préfecture répond par la violence en demandant le renfort de CRS provenant de Mayotte et de Strasbourg. Un couvre-feu a aussi été déclaré de 21h à 6h du matin pour 12 des 24 communes de l’île.

Face à cette provocation, la nuit devient alors de plus en plus violente et de nombreux blessés sont à dénombrer. Les informations relayées par la préfecture sur le nombre de blessés du côté des gendarmes et policiers sont abondantes mais on ne trouve rien dans la presse sur la situation du côté des manifestants alors que de nombreux barrages ont été forcés, l’emploi fréquent de gaz lacrymogènes de jour comme de nuit et l’arrivée récente de canons à eau.

Le 21 novembre 2018 à l’Assemblé Nationale, Madame la ministre des Outre-mer Annick Girardin, en réponse au député Michel Larive, a confirmé que la seule réponse de l’Etat sera la fermeté, ses mots sont les suivants : “Ces bandes de jeunes, face à eux, c’est la fermeté”. Cette réponse à la situation nous paraît inadaptée et erronée. Cette violence n’est que la conséquence d’un système inégalitaire, inadapté au besoin des Réunionnais, orienté vers une accumulation des richesses dirigée, une dépendance énergétique et alimentaire.

N’oublions pas que ces jeunes montrés du doigt aujourd’hui seront les adultes de demain et ne devraient en aucun cas être les ennemis désignés. Si nous ne soutenons bien évidemment pas la violence, il faut cependant savoir en analyser les causes et y trouver des solutions adaptées.

La plupart des médias nationaux relaient principalement l’information concernant les pillages et casses alors qu’une grande majorité de la population souhaite être entendue et demande que ses souffrances soient comprises et qu’un pas sincère, honnête et direct soit fait vers elle.

A cette lettre nous vous joignons les statistiques de l’INSEE, liens vers des sites d’informations locales et plusieurs images et vidéos.

LES REUNIONNAIS MOBILISÉS POUR L’AVENIR DE LEUR PAYS

« Chaque génération doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir »
Frantz Fanon

Statistiques INSEE, Pauvreté et chomage.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3567996

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2412290

Article d’ImazPress Réunion :

http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2018/11/20/moment-historique-moment-historique,94001.html

Article de Réunion la 1ère:

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/pourquoi-ce-mouvement-est-il-historique-reunion-652487.html


#NousToutes ET #NousAussi, ENSEMBLE LE 24 NOVEMBRE 2018 !

A Marseille comme dans de nombreuses villes en France, le collectif NousToutes13 organise une marche contre les violences sexistes et sexuelles. Le rassemblement se fera sur le cours d’Estienne Dorves à 14h30. Au niveau national, un regroupement de collectifs et associations ont créé le mouvement #NousAussi appelant à prendre la tête de la marche du 24 novembre. Voici leur appel.

Nous Aussi

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le mouvement Nous Toutes organise une marche le 24 novembre prochain afin d’en finir avec les violences sexuelles et sexistes.

Nous appelons à rejoindre cette marche, et à nous organiser activement afin d’en faire une réussite. Les conditions de cette réussite ne seront cependant pas réunies si au prétexte de lutter contre « toutes les violences sexistes et sexuelles », celles qui sont au premier rang de ces violences ne sont pas mises au centre de cette marche. Nous ne savons que trop bien à quel point notre effacement des luttes féministes perpétue notre isolement et ces violences. Avec « nous toutes », nous voulons pouvoir dire « nous aussi ».

En disant « nous aussi », nous voulons faire entendre les voix de celles pour qui les violences sexistes et sexuelles sont une expérience inséparable du racisme, du validisme, de la précarité, qui définissent nos quotidiens : les violences sexuelles que nous subissons sont souvent pour nous l’aboutissement de notre domination matérielle, économique et sociale dans chacun des aspects de nos vies, que ce soit au travail, à la fac, dans la rue, à la maison ou face à des policiers.

En disant « nous aussi », nous affirmons que le contexte actuel est marqué par l’expression quotidienne du racisme, notamment de l’islamophobie et de la négrophobie. La lutte contre les violences faites aux femmes ne peut passer que par une lutte radicale contre le harcèlement politique et médiatique, ainsi que contre les discriminations légales qui visent en particulier les femmes musulmanes et viennent justifier les violences qu’elles subissent. Nous dénonçons les discours de certains politiques et médias qui s’acharnent à vouloir attribuer le monopole des violences sexistes aux « Autres » et notamment aux hommes immigrés, musulmans et des quartiers populaires. La France et ses institutions n’ont de leçon à donner à personne en la matière.

En disant « nous aussi », nous nous positionnons fermement contre les politiques répressives et racistes qui visent en premier lieu les femmes migrantes, sans-papiers, étrangères.

En disant « nous aussi », nous nous assurons que les luttes des travailleuses du sexe soient parties prenantes des luttes féministes, et dénonçons à leurs côtés le harcèlement policier dont elles font l’objet et qui favorise les violences quotidiennes auxquelles elles doivent faire face.

En disant « nous aussi », nous voulons également lutter contre toutes les violences que subissent les personnes trans et intersexes, y compris celles des institutions médicales ou judiciaires qui continuent d’exercer un contrôle sur leurs existences et qui les enferment dans la précarité. Nous voulons également lutter contre les violences que subissent les lesbiennes, cis ou trans, qui par leur simple existence sont vues comme une menace au schéma « un papa-une maman » garanti et maintenu par le système hétérosexiste.

En disant « nous aussi », nous entendons lutter contre les violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes grosses, constamment déshumanisées, notamment par les institutions médicales.

En disant « nous aussi », nous nous opposons aux politiques libérales appliquées par les gouvernements successifs qui nous privent peu à peu des services et des ressources nécessaires à notre vie quotidienne. Ces politiques d’austérité pèsent particulièrement sur les vies des femmes précaires, SDF, handicapées, ou devant fuir le foyer conjugal, qui se retrouvent d’autant plus vulnérables face aux violences.

En disant « nous aussi », nous voulons exprimer notre solidarité avec toutes les femmes incarcérées, y compris celles détenues pour s’être défendues face à ces violences. Il est pour nous indispensable de rappeler que l’institution carcérale constitue une menace pour bon nombre d’entre nous en raison de nos moyens de survie, notre classe, notre race, et que nous refusons de glorifier la prison comme unique réponse aux violences sexuelles et sexistes.

Nous affirmons également que ces violences ne seront pas éradiquées par de seules actions de pédagogie reposant sur les bonnes volontés individuelles. Lutter contre les violences sexistes et sexuelles, c’est construire un véritable rapport de force vis-à-vis des institutions qui font de nous des cibles pour nos harceleurs, nos agresseurs, nos violeurs, et nos assassins, que ceux-ci soient des inconnus ou des « proches », nos patrons ou nos partenaires.

Pour un 24 novembre politique contre les violences sexuelles et sexistes, Nous Aussi, organisons-nous et marchons !

Les associations signataires !!!!


FESTIVAL PARAPONERA – OUTRAGE COLLECTIF GENÈVE

UN IMMENSE ET INTENSE MERCI À LA TEAM D’OUTRAGE COLLECTIF
POUR AVOIR ORGANISÉ CE FESTIVAL !!!
C’ÉTAIT MERVEILLEUX !
VIVEMENT LE PROCHAIN ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ ❤

ALORS UN PETIT RÉSUMÉ EN IMAGES DU FANTASTIQUE PARAPONERA FESTIVAL, QUI S'EST DÉROULÉ À GENÈVE DU 5 AU 11 NOVEMBRE 2018.

Y'AVAIT ÉNORMÉMENT DE ÇA

ET BEAUCOUP DE CECI

CELLES-CI NE MANQUAIENT PAS À L’APPEL

AVEC TOUS CES ATELIERS DE BOXE ET DE RELAXATION, J’AVAIS ENCORE DE L’ÉNERGIE POUR FAIRE DU TRAMPOLINE

ET ON A EU DU RAB DE CECI BIEN COMME IL FAUT

IL MANQUAIT RIEN QUOI AH AH AH

JE ME SENTAIS PLUTÔT COMME CECI

ET À L’IDÉE DU PROCHAIN FESTIVAL, JE SUIS DÉJÀ COMME ÇA !!!


ET ON EST QU’EN MAI

L’ANNÉE 2018 EST DÉJÀ TRÈS RICHE EN ÉVÉNEMENTS DIVERS ET VARIÉS…
JE NE POURRAIS PAS TOUS LES CITER, MAIS CEUX-LÀ, JE M’EN SOUVIENS
ÇA MET LA RAGE OU ÇA DONNE DE LA FORCE…

DEUX JEUNES CHEFS D’ENTREPRISE DANS LE VENT QUI SE FOUTENT DE NOS GUEULES À FOND

UNE MILITANTE FÉMINISTE ANTIRACISTE ANTICAPITALISTE EST ASSASSINÉE PARCE QU’ELLE EST NOIRE, EFFICACE ET LESBIENNE

DES FLICS ET DES MILITAIRES QUI SONT DÉJÀ PARTIS MAIS LEURS OMBRES TIRENT TOUJOURS

LES FLICS ET LES MILITAIRES PEUVENT TOUJOURS COURIR PARFOIS

LE GOUVERNEMENT ISRAÉLIEN TUE TOUJOURS DES PALESTINIEN·NE·S

EN HONGRIE C’EST LA FÊTE DES FACHOS

Y’A QUAND MÊME PLEIN DE HONGROIS·E·S QUI SONT PAS TRÈS CONTENT·E·S DE LA FÊTE DES FACHOS

LES ÉTATS-UNIS LA fRANCE ET LE ROYAUME-UNI AIMENT BIEN ALLER (S’)ÉCLATER LA SYRIE

J’AIME PAS TROP JOUER AVEC LA NOURRITURE, MAIS LÀ C’EST PAS PAREIL, MÊME QUE J’AI KIFFÉ ❤

MAIS CE QUE JE KIFFE BIEN BIEN BIEN BIEN BIEN PLUS C’EST TOUT ÇA LÀ ❤ ❤ ❤

ÇA CHAUFFE
ÇA CHAUFFE
ÇA CHAUFFE

NE LÂCHEZ RIEN !!
NE LÂCHONS RIEN !!


LES EXILÉ·E·S OCCUPENT L’UNIVERSITÉ PARIS VIII – SAINT-DENIS

COMMUNIQUÉ DES EXILÉ·E·S DE PARIS VIII


MARCHE DES SOLIDARITÉS – 17 MARS À PARIS


Tribune d’un collectif de détenus incarcérés à la maison d’arrêt des hommes de Fleury Mérogis

Tribune relayée par le blog QUARTIERS LIBRES.

Nous, prisonniers, condamnés ou prévenus, enfermés à la maison d’arrêt de Fleury Mérogis, lançons un appel contre la conquête sécuritaire qui se joue en ce moment à travers les mobilisations des surveillants de prison dans toute la France. Cet appel vise également à construire une force collective entre les détenus en lutte et à l’extérieur. Depuis plusieurs jours, des surveillants de prisons bloquent les entrées des maisons d’arrêt, centrales et centres de détention du territoire français. Ici, à Fleury Mérogis, l’établissement est régulièrement paralysé depuis le début de semaine par plusieurs dizaines de surveillants, empêchant les parloirs avec nos familles, parfois venus de loin, empêchant les extractions dans le cadre des procédures judiciaires (bloquant les aménagements de peine), l’entrée des avocats, les cantines, les cuisines, le nettoyage et toutes les activités dédiées à la prétendue « réinsertion » Leurs revendications sont simples, ils réclament plus de moyens et plus de sécurité pour le personnel pénitencier, ce qui se traduit concrètement par un armement généralisé des surveillants, l’imposition de menottes aux détenus lors de leurs déplacements hors des cellules, et des restrictions conséquentes de nos libertés et de nos droits, pour le peu qu’il en reste. Leur mouvement fait suite à diverses manifestations supposées de violence depuis quelques temps, qui, si elles existent, ne sont que des actes isolés, bien souvent en réponse à une violence bien plus importante de l’institution carcérale et de l’État en général. Depuis une semaine, nous assistons à une surmédiatisation d’événements sporadiques et minimes sur toutes les chaînes de télévision, sur fonds d’antiterrorisme. Une insulte devient une agression, une bousculade un passage à tabac et un retard en cellule une mutinerie. Et nous voyons ainsi défiler ces mensonges sur BFM depuis le week-end dernier. Les surveillants et leur syndicat, interviewés par les médias, ont présenté la prison comme un« sanctuaire de criminels » où les détenus avaient« pris le pouvoir » dans des zones totalement abandonnées par les pouvoirs publics. Mais cette stratégie de désinformation ne s’arrête pas là et se couple à des actions bien réelles à l’encontre des détenus.

Ce jeudi 18 janvier au matin, alors que tous les parloirs avaient été annulés, quelles activités n’avaient pas lieu et que nous étions séquestrés en cellule, sans information et sans même avoir été nourris, l’administration a finalement décidé, en réponse aux mobilisations de leur personnel, de lancer une nouvelle entreprise de terreur comme on n’en voit qu’en prison à l’encontre des détenus, et alors que rien ne s’était encore passé. Vers 11h, plusieurs dizaines de surveillants et d’Eris, armés, cagoulés et près à intervenir étaient déployés dans toute la prison. Alors que les départs en promenade se faisaient sous pression, ponctués de coups de matraque et de bouclier, de fouille à nu arbitraires et d’insultes diverses, nous avons décidé de nous organiser contre ces violences gratuites, exercées pour satisfaire des surveillants en mal de reconnaissance. Sur le bâtiment D2, nous étions plus d’une centaine à refuser de réintégrer nos cellules à l’appel de fin de promenade, qui avait été réduite à 45 minutes au lieu des deux heures quotidiennes. Sur le bâtiment D1, c’est cette fois l’administration qui nous enfermait plus de 4h en promenade, pour prévenir un risque de blocage et en profiter pour fouiller une bonne partie des cellules. Dans les autres bâtiments, nous tentions plusieurs blocages, la plupart mis en échec par l’intervention violente des Eris. À travers ces blocages, nous voulons exprimer notre droit à manifester, qui nous a été arraché lors de notre incarcération et nous voulons lancer un message vers l’extérieur, contre ce qui se joue en ce moment devant les prisons françaises : l’invisibilisation des violences quotidiennes à l’encontre des détenus insultes régulières, coups, pressions administratives, les suicides réguliers, les piqûres forcées, les cellules enflamme comme à Fresnes il y a quelques jours, et même les viols, comme à la MAF ou à Meaux il y a quelques mois. Mais également, la stratégie des surveillants qui rappelle celle des policiers qui manifestaient illégalement, masqués et armés, en direction des lieux de pouvoir à l’automne 2016 au cri de « la racaille en prison ! », pour réclamer et finalement obtenir un nouveau permis de tuer.

À travers ces actes de résistance collective, nous nous mobilisons contre cette répression grandissante et contre l’entreprise sécuritaire de l’État pénal. Mais pour ce faire, nous avons besoin de construire une force collective, et que nos luttes soient entendues et relayées à l’extérieur. La violence, la vraie, elle est du côté de la prison, de la justice et de la police, qui frappent, séquestrent et légitiment ces exactions. La violence, c’est l’État.

Nous ne sommes pas des bêtes, nous sommes des êtres humains, et nous refusons d’être enfermés et renvoyés à des faits qui feraient de nous des parias, sans droits et sans dignité. Nous en appelons aujourd’hui à toutes celles et tous ceux qui, à l’extérieur, luttent contre les violences d’État. Nos mobilisations sont vaines si nous ne sommes pas soutenus et si les acteurs des luttes actuelles ne se font pas écho de nos combats. En effet, nous payons le prix fort de ces blocages, la vengeance de l’administration est terrible, plusieurs personnes ont d’ores et déjà été envoyées au mitard, le quartier disciplinaire, et nous savons tous que nos conditions de détention seront rendues encore plus difficile, du seul fait d’avoir refusé ces injustices. Par ailleurs, nous avons besoin que des mobilisations fortes appuient nos mouvements, car l’administration sait qu’elle a les moyens de nous faire taire, en chargeant nos dossiers en vue de nos procès à venir ou en refusant nos aménagements de peine.

Ce texte ne s’adresse ni aux institutions, ni aux défenseurs des soi disant droits de l’homme et des politiques traditionnelles car à nos yeux, il n’existe pas de prisons « plus justes ». C’est un appel à toutes celles et tous ceux qui, au printemps 2016, se sont soulevés contre la loi travail ; car nous aussi, nous sommes les premières victimes d’une précarisation massive qui nous a contraint à choisir entre la misère et la prison. C’est un appel à celles et ceux qui luttent contre le racisme, car nous aussi sommes les premières cibles d’un racisme d’État qui enferme toujours les mêmes personnes, des jeunes non blancs, parqués dans les prisons françaises. C’est un appel à celles et ceux qui luttent contre les violences policières, car nous sommes ceux qui subissent depuis toujours les violences des forces de police et nous sommes ceux qui se lèvent toujours lorsqu’un de nos frères tombe sous les coups ou sous les balles des forces de l’ordre.

Mobilisons nous, à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons. Construisons une vraie force contre la répression en bloquant et en perturbant les institutions répressives et les politiques sécuritaires. Brisons le silence de la prison, et brisons les chaînes qu’elle nous impose.Liberté pour toutes et tous.

Un collectif de détenus incarcérés à la maison d’arrêt des hommes de Fleury Mérogis.


JEUDI NOIR – QUAND LA POLICE NOUS FAIT CHANTER

SUPER ÉMISSION JEUDI NOIR
DU 9 FÉVRIER 2017, AUTOUR DU LIVRE
QUAND LA POLICE NOUS FAIT CHANTER
Florilège francophone chronologique

PAR L’AMICALE DES CHANSONNIERS BÉNÉVOLES

police

RETROUVEZ CETTE ÉMISSION ET BEAUCOUP D’AUTRES SUR JEUDI NOIR


AFFAIRE ADAMA TRAORÉ – LE VISAGE RACISTE DE LA JUSTICE FRANÇAISE

PETIT RÉSUMÉ DE L’AFFAIRE TRAORÉ :

resume_traore

SUITE À LA BOUSCULADE RÉSULTANT DES EFFORTS DE LA POLICE POUR INTERDIRE EN TOUTE ILLÉGALITÉ L’ENTRÉE
DU CONSEIL MUNICIPAL AUX HABITANT·E·S DE BEAUMONT/OISE ET À LA FAMILLE TRAORÉ, CONSEIL MUNICIPAL
CITOYEN EN PRINCIPE LÉGALEMENT OUVERT AU PUBLIC, DEUX POLICIER·E·S SE BLESSENT
ELLEUX-MÊME, AVEC LEURS PROPRES ARMES (UNE BOMBE LACRYMO ET UN CHIEN D’ATTAQUE) : IELS PORTENT
PLAINTE CONTRE « X » POUR COUPS ET BLESSURES ET AGRESSION.

VERDICT DU PROCÈS DES FRÈRES TRAORÉ, RÉSUMÉ PAR SIHAME ASSBAGUE SUR SON COMPTE TWITTER.
MERCI POUR SON TRAVAIL !

« YOUSSOUF ET BAGUI TRAORÉ SONT RECONNUS COUPABLES DE TOUS LES FAITS QUI LEUR SONT REPROCHÉS.
C’EST TERRIBLE.

YOUSSOUF TRAORÉ, LE PETIT FRÈRE D’ADAMA TRAORÉ, EST CONDAMNÉ À TROIS MOIS D’EMPRISONNEMENT AMÉNAGEABLES.
BAGUI TRAORÉ, FRÈRE D’ADAMA TRAORÉ, EST CONDAMNÉ À HUIT MOIS D’EMPRISONNEMENT AVEC MAINTIEN EN DÉTENTION ET DEUX ANS D’INTERDICTION DE SÉJOUR À BEAUMONT SUR OISE.

EN PLUS DE L’INTERDICTION DE SÉJOUR ET DES PEINES D’EMPRISONNEMENT, LES FRÈRES TRAORÉ DEVRONT VERSER PRÈS DE 7400 EUROS AUX POLICIERS. »

IMPUNITÉ TOTALE DE LA POLICE QUI ASSASSINE, UNE FOIS DE PLUS.


MÉTAGRAPHES, MAISON D’ÉDITION INDÉPENDANTE

LA NAISSANCE DE CETTE MAISON D’ÉDITION INDÉPENDANTE ME RÉJOUIT LE COEUR !!!

UNE PRÉSENTATION COURTE DE métagraphes,
VISIBLE SUR LE COMPTE TWITTER DE métagraphes

metagraphe