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« LES GILETS JAUNES, L’IMPULSION D’UNE RÉVOLUTION SOCIALE À LA RÉUNION »

ARTICLE PARU SUR LE SITE TIKREOL

Bonjour,

Nous vous contactons aujourd’hui le 22 novembre 2018 depuis l’île de la Réunion. La population Réunionnaise vit actuellement une profonde crise sociale et il nous tient à cœur de faire entendre notre voix. Nous sommes interpellés par bon nombre de Réunionnais expatriés en manque d’information et nous souhaitons leur donner une perspective différente de celle des médias nationaux.

Depuis le samedi 17 novembre 2018, le mouvement national des gilets jaunes a été suivi massivement à La Réunion avec une trentaine de barrages aux quatre coins de l’île. Le point de départ de ce mouvement est la « taxe carburant ». C’est l’élément déclencheur des manifestations et révoltes qui ont suivies.

La Réunion est le département où les inégalités de richesses sont les plus prononcées. Le taux de chômage est de près de 30 % soit plus de trois fois la moyenne nationale (9%). Chez les moins de 25 ans, on dénombre près de 50 % de demandeurs d’emploi.

Le coût de la vie est ici très élevé, 40.4 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté pour une moyenne nationale de 14.2 % (Données issues des statistiques de l’INSEE jointes en annexe).

Autre signe particulier, l’économie est dynamique mais le taux de chômage augmente chez les réunionnais car l’emploi profite à des travailleurs venus de France métropolitaine qui jouissent d’un meilleur taux d’employabilité et de meilleurs salaires. A La Réunion il y a bien deux mondes.

Bon nombre de jeunes diplômés ne parviennent pas à trouver de poste à responsabilité sur l’île et sont contraints à la mobilité. Cette mobilité est d’ailleurs l’une des seules solutions proposées par l’appareil politique local, les publicités du CNARM (Comité National d’Accueil et d’actions pour les Réunionnais en Mobilité) fleurissent dans les rues de l’île et promettent un avenir pour les Réunionnais… hors de l’île. Il y a ceux que l’on pousse vers l’exil, il y a ceux que l’on attire vers les îles.

En parallèle, il subsiste une jeunesse sans repères, en échec scolaire, en manque total de perspective d’avenir et spectatrice de l’activité économique de l’île et parquée dans des habitats inadaptés. A la Réunion il y a les abonnés aux minimas sociaux, logements sociaux et ceux qui deviennent propriétaires d’un bout de paradis tropical.

C’est dans ce contexte que les Réunionnais ont décidé de descendre dans la rue. On dénombre chaque jour une trentaine de barrages sur l’ensemble de l’île. Écoles, commerces et administrations sont fermés. On retrouve sur chaque barrage des centaines de personnes issues de toutes classes sociales ; mères et pères de familles, retraités, jeunes actifs ou demandeurs d’emploi, chefs d’entreprises… Les revendications bien que diverses et variées s’axent autour d’une remise en question du modèle de développement actuel : modèle économique, modèle énergétique, modèle alimentaire, modèle d’éducation. Au cours de la journée les barrages sont filtrants et pacifiques ; ambulances, pompiers, personnels médicaux et personnes avec enfants sont remontés dans les files afin de ne pas être bloqués.

Bien que le mouvement soit calme pendant la journée, il est vrai qu’au cours de la nuit, une jeunesse oubliée fait entendre sa colère, les rues sont alors le théâtre de pillages, casses et départ de feux. Les principales cibles de cette jeunesse sont les symboles de la surconsommation et de l’institution : Concessionnaires automobiles, centres commerciaux, mairies, hôtel de région.

La réponse des services de l’Etat est jusqu’à présent la suivante : d’une part le silence d’une grande partie des élus locaux et d’autre part la fermeté de la préfecture. Une délégation provenant des différents barrages s’est rendue à la préfecture le mardi 20 et le mercredi 21 novembre 2018. Le préfet n’a pas souhaité rencontrer cette délégation en personne. Face à ce manque de considération, la discussion n’a pas eu lieu et le mouvement continue. Au lieu de venir à la rencontre de la population, la préfecture répond par la violence en demandant le renfort de CRS provenant de Mayotte et de Strasbourg. Un couvre-feu a aussi été déclaré de 21h à 6h du matin pour 12 des 24 communes de l’île.

Face à cette provocation, la nuit devient alors de plus en plus violente et de nombreux blessés sont à dénombrer. Les informations relayées par la préfecture sur le nombre de blessés du côté des gendarmes et policiers sont abondantes mais on ne trouve rien dans la presse sur la situation du côté des manifestants alors que de nombreux barrages ont été forcés, l’emploi fréquent de gaz lacrymogènes de jour comme de nuit et l’arrivée récente de canons à eau.

Le 21 novembre 2018 à l’Assemblé Nationale, Madame la ministre des Outre-mer Annick Girardin, en réponse au député Michel Larive, a confirmé que la seule réponse de l’Etat sera la fermeté, ses mots sont les suivants : “Ces bandes de jeunes, face à eux, c’est la fermeté”. Cette réponse à la situation nous paraît inadaptée et erronée. Cette violence n’est que la conséquence d’un système inégalitaire, inadapté au besoin des Réunionnais, orienté vers une accumulation des richesses dirigée, une dépendance énergétique et alimentaire.

N’oublions pas que ces jeunes montrés du doigt aujourd’hui seront les adultes de demain et ne devraient en aucun cas être les ennemis désignés. Si nous ne soutenons bien évidemment pas la violence, il faut cependant savoir en analyser les causes et y trouver des solutions adaptées.

La plupart des médias nationaux relaient principalement l’information concernant les pillages et casses alors qu’une grande majorité de la population souhaite être entendue et demande que ses souffrances soient comprises et qu’un pas sincère, honnête et direct soit fait vers elle.

A cette lettre nous vous joignons les statistiques de l’INSEE, liens vers des sites d’informations locales et plusieurs images et vidéos.

LES REUNIONNAIS MOBILISÉS POUR L’AVENIR DE LEUR PAYS

« Chaque génération doit, dans une relative opacité, trouver sa mission, la remplir ou la trahir »
Frantz Fanon

Statistiques INSEE, Pauvreté et chomage.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3567996

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2412290

Article d’ImazPress Réunion :

http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2018/11/20/moment-historique-moment-historique,94001.html

Article de Réunion la 1ère:

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/pourquoi-ce-mouvement-est-il-historique-reunion-652487.html

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JOYEUX ANNIVERSAIRE

JE PARTAGE ICI CET ARTICLE CONCERNANT LE TRAITEMENT OFFICIEL HABITUEL DE LA COMMÉMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE… ET LES PETITES SPÉCIFICITÉS DE CETTE ANNÉE ! UN SUPER ARTICLE DE JOAO GABRIEL ! MERCI À LUI !

L’ARTICLE DISPONIBLE EN INTÉGRALITÉ SUR LE BLOG DE JOAO ICI

via Esclavage et révisionnisme : pire que Kanye West, Augustin Senghor, maire de Gorée — Le blog de João

En France, chaque commémoration officielle de l’abolition de l’esclavage le 10 mai comporte son lot de récupérations, d’instrumentalisations, de négation et mises en scènes abjectes. En 2016, par exemple, la cérémonie officielle se déroulait en présence du fameux béké Bernard Hayot, descendant d’esclavagistes et donc héritier des fortunes engendrées par ce crime, alors même que […]


Tribune d’un collectif de détenus incarcérés à la maison d’arrêt des hommes de Fleury Mérogis

Tribune relayée par le blog QUARTIERS LIBRES.

Nous, prisonniers, condamnés ou prévenus, enfermés à la maison d’arrêt de Fleury Mérogis, lançons un appel contre la conquête sécuritaire qui se joue en ce moment à travers les mobilisations des surveillants de prison dans toute la France. Cet appel vise également à construire une force collective entre les détenus en lutte et à l’extérieur. Depuis plusieurs jours, des surveillants de prisons bloquent les entrées des maisons d’arrêt, centrales et centres de détention du territoire français. Ici, à Fleury Mérogis, l’établissement est régulièrement paralysé depuis le début de semaine par plusieurs dizaines de surveillants, empêchant les parloirs avec nos familles, parfois venus de loin, empêchant les extractions dans le cadre des procédures judiciaires (bloquant les aménagements de peine), l’entrée des avocats, les cantines, les cuisines, le nettoyage et toutes les activités dédiées à la prétendue « réinsertion » Leurs revendications sont simples, ils réclament plus de moyens et plus de sécurité pour le personnel pénitencier, ce qui se traduit concrètement par un armement généralisé des surveillants, l’imposition de menottes aux détenus lors de leurs déplacements hors des cellules, et des restrictions conséquentes de nos libertés et de nos droits, pour le peu qu’il en reste. Leur mouvement fait suite à diverses manifestations supposées de violence depuis quelques temps, qui, si elles existent, ne sont que des actes isolés, bien souvent en réponse à une violence bien plus importante de l’institution carcérale et de l’État en général. Depuis une semaine, nous assistons à une surmédiatisation d’événements sporadiques et minimes sur toutes les chaînes de télévision, sur fonds d’antiterrorisme. Une insulte devient une agression, une bousculade un passage à tabac et un retard en cellule une mutinerie. Et nous voyons ainsi défiler ces mensonges sur BFM depuis le week-end dernier. Les surveillants et leur syndicat, interviewés par les médias, ont présenté la prison comme un« sanctuaire de criminels » où les détenus avaient« pris le pouvoir » dans des zones totalement abandonnées par les pouvoirs publics. Mais cette stratégie de désinformation ne s’arrête pas là et se couple à des actions bien réelles à l’encontre des détenus.

Ce jeudi 18 janvier au matin, alors que tous les parloirs avaient été annulés, quelles activités n’avaient pas lieu et que nous étions séquestrés en cellule, sans information et sans même avoir été nourris, l’administration a finalement décidé, en réponse aux mobilisations de leur personnel, de lancer une nouvelle entreprise de terreur comme on n’en voit qu’en prison à l’encontre des détenus, et alors que rien ne s’était encore passé. Vers 11h, plusieurs dizaines de surveillants et d’Eris, armés, cagoulés et près à intervenir étaient déployés dans toute la prison. Alors que les départs en promenade se faisaient sous pression, ponctués de coups de matraque et de bouclier, de fouille à nu arbitraires et d’insultes diverses, nous avons décidé de nous organiser contre ces violences gratuites, exercées pour satisfaire des surveillants en mal de reconnaissance. Sur le bâtiment D2, nous étions plus d’une centaine à refuser de réintégrer nos cellules à l’appel de fin de promenade, qui avait été réduite à 45 minutes au lieu des deux heures quotidiennes. Sur le bâtiment D1, c’est cette fois l’administration qui nous enfermait plus de 4h en promenade, pour prévenir un risque de blocage et en profiter pour fouiller une bonne partie des cellules. Dans les autres bâtiments, nous tentions plusieurs blocages, la plupart mis en échec par l’intervention violente des Eris. À travers ces blocages, nous voulons exprimer notre droit à manifester, qui nous a été arraché lors de notre incarcération et nous voulons lancer un message vers l’extérieur, contre ce qui se joue en ce moment devant les prisons françaises : l’invisibilisation des violences quotidiennes à l’encontre des détenus insultes régulières, coups, pressions administratives, les suicides réguliers, les piqûres forcées, les cellules enflamme comme à Fresnes il y a quelques jours, et même les viols, comme à la MAF ou à Meaux il y a quelques mois. Mais également, la stratégie des surveillants qui rappelle celle des policiers qui manifestaient illégalement, masqués et armés, en direction des lieux de pouvoir à l’automne 2016 au cri de « la racaille en prison ! », pour réclamer et finalement obtenir un nouveau permis de tuer.

À travers ces actes de résistance collective, nous nous mobilisons contre cette répression grandissante et contre l’entreprise sécuritaire de l’État pénal. Mais pour ce faire, nous avons besoin de construire une force collective, et que nos luttes soient entendues et relayées à l’extérieur. La violence, la vraie, elle est du côté de la prison, de la justice et de la police, qui frappent, séquestrent et légitiment ces exactions. La violence, c’est l’État.

Nous ne sommes pas des bêtes, nous sommes des êtres humains, et nous refusons d’être enfermés et renvoyés à des faits qui feraient de nous des parias, sans droits et sans dignité. Nous en appelons aujourd’hui à toutes celles et tous ceux qui, à l’extérieur, luttent contre les violences d’État. Nos mobilisations sont vaines si nous ne sommes pas soutenus et si les acteurs des luttes actuelles ne se font pas écho de nos combats. En effet, nous payons le prix fort de ces blocages, la vengeance de l’administration est terrible, plusieurs personnes ont d’ores et déjà été envoyées au mitard, le quartier disciplinaire, et nous savons tous que nos conditions de détention seront rendues encore plus difficile, du seul fait d’avoir refusé ces injustices. Par ailleurs, nous avons besoin que des mobilisations fortes appuient nos mouvements, car l’administration sait qu’elle a les moyens de nous faire taire, en chargeant nos dossiers en vue de nos procès à venir ou en refusant nos aménagements de peine.

Ce texte ne s’adresse ni aux institutions, ni aux défenseurs des soi disant droits de l’homme et des politiques traditionnelles car à nos yeux, il n’existe pas de prisons « plus justes ». C’est un appel à toutes celles et tous ceux qui, au printemps 2016, se sont soulevés contre la loi travail ; car nous aussi, nous sommes les premières victimes d’une précarisation massive qui nous a contraint à choisir entre la misère et la prison. C’est un appel à celles et ceux qui luttent contre le racisme, car nous aussi sommes les premières cibles d’un racisme d’État qui enferme toujours les mêmes personnes, des jeunes non blancs, parqués dans les prisons françaises. C’est un appel à celles et ceux qui luttent contre les violences policières, car nous sommes ceux qui subissent depuis toujours les violences des forces de police et nous sommes ceux qui se lèvent toujours lorsqu’un de nos frères tombe sous les coups ou sous les balles des forces de l’ordre.

Mobilisons nous, à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons. Construisons une vraie force contre la répression en bloquant et en perturbant les institutions répressives et les politiques sécuritaires. Brisons le silence de la prison, et brisons les chaînes qu’elle nous impose.Liberté pour toutes et tous.

Un collectif de détenus incarcérés à la maison d’arrêt des hommes de Fleury Mérogis.


« MALGRE LE HANDICAP », J’AI UN NOUVEAU MESSAGE POUR VOUS, AMIS JOURNALISTES — auxmarchesdupalais

Chers amis journalistes, Parmi les tournures fétiches [1] que vous affectionnez dans vos articles consacrés au handicap, j’aimerais m’arrêter rapidement sur le désormais fameux et obsessionnel : « malgré le handicap ». Pour que vous ayez un léger aperçu du problème, je vous ai sélectionné quelques exemples [2]. Le Monde – 10 décembre 2015 Libération – 3 juillet 2006 […]

via « MALGRE LE HANDICAP », J’AI UN NOUVEAU MESSAGE POUR VOUS, AMIS JOURNALISTES — auxmarchesdupalais


TANT QU’IL LE FAUDRA 3ÈME

JE ME SUIS DIT QU’EN NUMÉROTANT CES ARTICLES « TANT QU’IL LE FAUDRA »,
JE RISQUAIS D’EN AVOIR RAS-LA-SOUPIÈRE VITE FAIT EN VOYANT LE CHIFFRE
GROSSIR, PUIS DEVENIR NOMBRE…

AH AH AH !!!!
COMME SI J’EN AVAIS PAS DÉJÀ MARRE !
COMME SI LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, AUX TRANS, AUX LESBIENNES, AUX HOMOS,
AUX HANDIS, AUX VIEILLES/VIEUX, AUX ENFANTS
NE SE COMPTAIENT PAS DÉJÀ PAR MILLIARDS

HUM HUM
BREF, VU QUE C’EST PAS LE FAIT DE NUMÉROTER CES ARTICLES QUI ME RÉVOLTE
ET ME FOUT LA GERBE INTENSE,
JE VAIS CONTINUER

LE TUMBLR LES MOTS TUENT
ÉVOQUE AU FIL DES JOURS
L’INFÂME TRAITEMENT MÉDIATIQUE RÉSERVÉ À LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES
DANS LES MÉDIAS FRANÇAIS

ALLEZ, ON SAVOURE UN ARTICLE TYPE, PAS MERCI À METRONEWS,
MAIS MERCI À LES MOTS TUENT

***
les mots tuent2
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LES COMMENTAIRES QUI, COMME SOUVENT, DONNENT LA GERBE INTENSE
les mots tuent 3

ÇA Y’EST ? ON A BIEN VOMI ?
ON S’ÉCOUTE UN PETIT SMECTA MAINTENANT
(BON, J’AI DES NOUVEAUX MORCEAUX HEIN, MAIS LÀ, C’EST CELUI-LÀ QUI ME VIENT BIKOZ INTENSE GERBE 😦

Petra Pied de Biche – Boniche from Petra Pied de Biche on Vimeo.

TANT QU’IL LE FAUDRA
MORT AU PATRIARCAT, SOUS TOUTES SES FORMES DE SAC À MERDE**
MORT AU PATRIARCAT DES RICHES
MORT AU PATRIARCAT DES PAUVRES
MORT AU PATRIARCAT DES BLANCS
MORT AU PATRIARCAT DES NON-BLANCS
MORT AU PATRIARCAT VALIDISTE
MORT AU PATRIARCAT DES ATHÉES
MORT AU PATRIARCAT DES RELIGIEUX
MORT AU PATRIARCAT DES AGNOSTIQUES

QUE CRÈVENT LEURS ALLIANCES

LONGUE VIE ET FORCE À TOU.TE.S CELLEUX QUI ESPÈRENT ET AGISSENT POUR VOIR CREVER
LES PATRIARCATS !!!!!
CONTINUONS À PARTAGER LA MÉMOIRE DE CELLEUX QUI SE BATTENT ENCORE/SE BATTIRENT POUR TUER LES PATRIARCATS !
(** J’AI OUBLIÉ UN PATRIARCAT ? MORT À LUI, TOUT PAREIL QUE POUR LES AUTRES SACS À MERDE)

ALLEZ HOP, UN PETIT MORCEAU QUI-FAIT-PLEURER-MAIS-PAS-QUE 🙂
❤ ❤ ❤

************

ALLEZ SANS TRANSITION…
PETITE INFO POUR CE QUI SUIT, AU CAS OÙ :
UNE PERSONNE CIS, C'EST QUELQU'UN QUI SE RECONNAÎT DANS LE GENRE QUI LUI A ÉTÉ ASSIGNÉ À LA NAISSANCE.
CE N'EST PAS LE CAS D'UNE PERSONNE TRANS, CELLE-CI NE SE RECONNAÎT PAS DANS LE GENRE QUI LUI A ÉTÉ ASSIGNÉ À LA NAISSANCE.
(POUR LES DÉFINITIONS PLUS PRÉCISES, VIVE LE NET 🙂
JE DISAIS DONC
… …. ….. … \|'+'|/
\|'='|/

HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES QUI PENSENT QU'IL N'Y A PLUS/PAS BESOIN DU FÉMINISME
HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES MAIS QUI NE SAVENT PAS POURQUOI
HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES QUI NE SE SONT JAMAIS POSÉ LA QUESTION
HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES QUI NE VEULENT PAS SE FAIRE REMARQUER ET/OU REMBARRER
HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES QUI NE VEULENT PAS PERDRE LEURS AMI.E.S SEXISTES
HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES QUI CROIENT QUE L'ÉGALITÉ ÇA VEUT DIRE LA GUERRE DES SEXES
HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES QUI CROIENT QUE LES FÉMINISSES ELLES VEULENT TUER LES HOMMES,
INSTAURER LE MATRIARCAT, CONSTRUIRE UNE ÉTOILE NOIRE SANS POINT FAIBLE ET RÉGNER SUR L'UNIVERS
HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES QUI SE DEMANDENT "FINALEMENT QUI VA PORTER LES ARMOIRES ET LES FRIGOS ?"
HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES QUI PENSENT QUE CHANGER LES CHOSES, C'EST PAS POSSIBLE
HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES QUI PENSENT QUE CHANGER LES CHOSES, C'EST TROP CHIANT
HOMMES ET FEMMES CIS PAS FÉMINISTES QUI PENSENT QUE SI ON CHANGE LES CHOSES, BEN APRÈS CE SERA SÛREMENT PIRE
HOMMES ET FEMMES CIS PROFÉMINISTE-"MAIS-JUSTE-POUR-BAISER"
HOMMES ET FEMMES CIS PROFÉMINISTE-"MAIS-VOUS-EXAGÉREZ-LES-FILLES-CALMEZ-VOUS-ÉCOUTEZ-MOI-ON-EST-DU-MÊME-BORD-NON ?"

OUI, VOUS LÀ
N'AYEZ PAS PEUR
N'AYEZ PAS PEUR
N'AYEZ PAS PEUR

MÊME SI VOUS ÊTES HABITUÉS AU PRIVILÈGE ET QUE VOUS VIVEZ L'ÉGALITÉ COMME UNE INJUSTICE,
MÊME SI VOUS ÊTES HABITUÉES AU SEXISME ET QUE VOUS LE VIVEZ COMME UNE NORMALITÉ INÉVITABLE-MAIS-QUI-A-SES
BONS-CÔTÉS-CONFORTABLES-QUAND-MÊME
VOUS APPRENDREZ À AIMER L'ÉGALITÉ
VOUS APPRENDREZ À DÉTESTER "LES HOMMES VIENNENT DE MARS ET LES FEMMES DE VÉNUS"
VOUS APPRENDREZ À DÉTESTER LES ARTICLES OÙ LE MEURTRE D'UNE FEMME EST PRÉSENTÉ COMME UN FAIT DIVERS
SANS IMPORTANCE, COMME UNE PLAISANTERIE COQUINE, COMME UN ACTE ROMANTIQUE, COMME UNE PLAIDOIRIE EN FAVEUR DE L'ASSASSIN,
COMME UN DOMMAGE COLLATÉRAL DÛ À LA NÉGLIGENCE/L'ADULTÈRE/LA FUITE/LA MAUVAISE CUISINE/LA GRANDE GUEULE PAS
SILENCIEUSE D'UNE FEMME ETC ETC ETC ETC ETC ETC ETC ETC ETC…

VOUS APPRENDREZ PLEIN DE CHOSES
VOUS APPRENDREZ
ET VOUS L'APPRENDREZ AUX AUTRES
DU COUP, ON APPRENDRA TOU·TE·S ENSEMBLE,
PARCE QU’ON EST TOU·TE·S INFECTÉ·E·S PAR LE PATRIARCAT,
ALORS ON A TOU·TE·S DES TAS DE CHOSES À APPRENDRE !!!!

tranquille

DU COUP, J’AI ENVIE DE METTRE PLEIN DE GIF AH AH AH AH AH AH AH
« N’AYONS PAS PEUR QUOI », C’EST LE THÈME EN GROS….
ET AUSSI « FAISONS UN EFFORT QUAND MÊME AUSSI » ;
C’EST LE MÊME THÈME COMME QUI DIRAIT !
ON POURRAIT FINALEMENT DIRE, « N’AYONS PAS PEUR DE FAIRE DES EFFORTS » 🙂

im-afraid

ferme_la_le_profem

yes_man

feministes

not_agree

not_scared

anger

Black-Churchs-Hallelujah-Twerk-Dance

watch yourself


DU CHOIX DES DONNÉES, REPRÉSENTATION STATISTIQUE FOIREUSE

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE LES VIOLS DISPARAISSENT DES STATISTIQUES OFFICIELLES SUR LE BLOG SANS COMPROMIS

EXTRAIT :
« Le nouvel outil statistique SSMSI (qui va remplacer l’ONDRP) définit 9 domaines desquels sont exclus les viols ainsi que les infractions économiques et financières.

« L’essentiel de nos sources de données provient de l’enquête de victimation menée tous les ans par l’Insee. Les données administratives étant imparfaites, et sachant que moins de 10 % des viols sont connus des forces de sécurité, nous avons fait le choix de ne mettre en avant que ce qui tient la route », admet François Clanché, inspecteur général de l’Insee et chef du SSMSI. »

INTÉGRALITÉ DE CET ARTICLE SUR LE BLOG SANS COMPROMIS

LES VIOLS DISPARAISSENT DES CHIFFRES DES STATISTIQUES OFFICIELLES.
IDEM POUR LES INFRACTIONS ÉCONOMIQUES ET FINANCIÈRES.
AH, LE NEOLIBERALISME PATRIARCAL…

sk_violeur


TANT QU’IL LE FAUDRA

À PROPOS DES CLICHÉS CONCERNANT LES AGRESSIONS SEXUELLES…

LE GRAPHIQUE SUIVANT EST EXTRAIT DE L’ARTICLE DE CRÊPE GEORGETTE
« LES AGRESSIONS SEXUELLES DU NOUVEL AN : DES CRIMES SEXISTES À L’INSTRUMENTALISATION RACISTE »

CE DIAGRAMME A ÉTÉ RÉALISÉ EN 2004 EN ALLEMAGNE.

EN 2004.

Sans-titre-1

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VARIATIONS SUR LE MÊME THÈME…

(ATTENTION : LE LIEN PAYE TA SHNEK CI-DESSOUS MÈNE À
PAYE TA SHNEK, UN TUMBLR DE TÉMOIGNAGES DE HARCÈLEMENTS DE RUE, BUREAU, BARS, ETC,ETC ETC ETC
ET CAETERA
)

TABLEAU DE « SYNTHÈSE » TROUVÉ SUR LE FACELIVRE DE GENRE

TABLEAU INSPIRÉ D’UN VISUEL DE L’OBSERVATOIRE CONTRE LE HARCÈLEMENT DE RUE EN BOLIVIE.
SOURCE : HAUT CONSEIL À L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES, 2015

TABLEAU FAIT PAR PAYE TA SHNEK

harcelement de rue_les mythes

LES DÉFINITIONS CI-DESSOUS SONT TRÈS SUCCINTES.
N’HÉSITEZ PAS À EN CHERCHER DE PLUS COMPLÈTES SUR INTERNET 🙂

TRANSPHOBE : QUI OPPRIME LES PERSONNES TRANS, QUI MANIFESTE UNE HOSTILITÉ/MÉPRIS/HAINE ENVERS LES PERSONNES TRANS
PERSONNE TRANS : PERSONNE QUI NE S’IDENTIFIE PAS AU GENRE QUI LUI A ÉTÉ ASSIGNÉ À LA NAISSANCE.
PERSONNE CIS : PERSONNE QUI S’IDENTIFIE AU GENRE QUI LUI A ÉTÉ ASSIGNÉ À LA NAISSANCE
VALIDISTE : QUI OPPRIME, MANIFESTE UNE HOSTILITÉ/MÉPRIS/HAINE ENVERS LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP
GROSSOPHOBE : QUI OPPRIME, MANIFESTE UNE HOSTILITÉ/MÉPRIS/HAINE ENVERS LES PERSONNES GROSSES ET PRÉTENDUMENT GROSSES
CLASSISTE : QUI OPPRIME, MANIFESTE UNE HOSTILITÉ/MÉPRIS/HAINE ENVERS LES PERSONNES DE CLASSE « INFÉRIEURE »,
LES PERSONNES MOINS « RICHES » OU PAUVRES
PSYCHOPHOBE : QUI OPPRIME, MANIFESTE UNE HOSTILITÉ/MÉPRIS/HAINE ENVERS LES PERSONNES NEUROATYPIQUES, LA NEUROATYPIE
NEUROTYPIE : ENSEMBLE DE CE QUI EST CENSÉ ÊTRE LA « NORMALITÉ MENTALE », D’APRÈS LA VISION MORTIFÈRE ET NORMATIVE DU
MILIEU PSYCHIATRIQUE/MÉDICAL EN PARTICULIER
NEUROATYPIE : ENSEMBLE DE CE QUI SORT DE LA NORME DE LA « NORMALITÉ MENTALE », CES DIFFÉRENCES PEUVENT ÊTRE APPRÉHENDÉES
SELON LE PRISME DE LA « SANTÉ MENTALE »